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 POINT B@NQUE
Juillet - Août 2010

Edito

De la technologie oui, mais pour des budgets très maîtrisés

Le 1 er juin dernier, Publi-News a tenu la première édition de la manifestation Solutions Bancaires, dont ce numéro propose un compte rendu à la fois exhaustif et détaillé. Un constat général s'impose : de l'infrastructure informatique aux processus marketing les plus fins, les NTIC sont devenues littéralement « pervasives ».

Un anglicisme qui résume bien un état de fait dont il faut prendre la mesure : dans le monde économique en général et le secteur bancaire en particulier, plus aucun projet n'est concevable sans adaptation/transformation préalable des moyens informatiques. Des déploiements de progiciels de gestion de la relation client aux modules dédiés à la supervision des processus et des procédures à respecter dans la lutte anti-blanchiment, plus rien n'échappe au filtre IT. Avec, et c'est de bonne guerre, deux points de vue qui se répondent souvent et se combattent parfois.

Premier point de vue : les banques qui attendent des éditeurs, intégrateurs et des consultants spécialisés, des offres toujours plus adaptées à leurs préoccupations métier. Tantôt les banques prônent les déploiements classiques et tantôt recourent au SaaS (Software a a Service) et/ou à l'externalisation (le business process outsourcing ayant de plus en plus le vent en poupe). Dans certains cas, les établissements financiers ont la dent dure envers leurs prestataires, jugés trop peu souples, réactifs et pas assez compétitifs.

Deuxième point de vue : les offreurs qui ont le sentiment d'en avoir déjà beaucoup fait pour réfléchir et agir, à partir des besoins de l'utilisateur final. Beaucoup d'acteurs, et non des moindres,ont d'ailleurs le sentiment, justifié ou non, que les banques veulent le beurre, l'argent du beurre et le portefeuille du crémier par-dessus le marché !

La vérité, comme souvent, se situe à mi-chemin entre les deux positions. Si chacun est au fond dans son rôle, chacun sait aussi qu'au final, il faudra bien trouver un terrain d'entente pour collaborer et avancer.

Autre constat, plus profond car il lève un coin du voile sur l'avenir de tout un secteur (donneurs d'ordres et fournisseurs réunis): la technologie est aujourd'hui le socle indépassable à partir duquel se conçoivent et se déploient toutes les stratégies de développement des banques : multicanal, gestion des risques, conformité, programme de fidélité, émission de cartes, la liste est infinie ! Désormais, les donneurs d'ordres sont tous animés d'une même volonté : disposer des meilleures technologies au meilleur coût. Une revendication sur laquelle, croissance ou pas, les banques ne transigeront pas avec leurs fournisseurs. Lucides, ces derniers ont reçu le message 5/5.


Gilles PROD'HOMME Rédacteur en chef adjoint

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