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14/01/2008
SECURITE
PUBLINET
Le certificateur du label Max Havelaar devient la référence mondiale dans son domaine
FLO-Cert, le certificateur du label Max Havelaar, vient de recevoir officiellement l’agrément ISO 65. Cette norme-guide, internationalement reconnue, atteste notamment l’indépendance, la transparence et l’égalité de traitement des procédures de FLO-Cert. C’est la première fois qu’une telle normalisation s’applique à des critères de développement socio-économique. Ce précédent servira de base à toute accréditation future dans ce domaine. Pour le consommateur, c’est la garantie de l’indépendance de la certification Max Havelaar. En 1988, le label Max Havelaar avait débuté comme la garantie d’une ONG vérifiant l’approvisionnement des entreprises dans une logique de partenariat avec les organisations de producteurs. Au début des années 2000, face à son succès, la fédération internationale FLO a décidé de séparer son activité de certification afin de la professionnaliser davantage. Son but : donner aux consommateurs tous les gages de crédibilité nécessaires à un véritable label. Dans ses procédures et ses prises de décision opérationnelles, le certificateur doit être autonome de l’autorité qui définit les cahiers des charges que sont les standards internationaux du commerce équitable. « Avant 2003, la certification Max Havelaar était davantage un partenariat, explique Pieter Louw, responsable qualité de FLO-Cert. Ce genre de notion n’est pas quantifiable pour les entreprises que Max Havelaar voulait convaincre. Dans les milieux industriels, c’est la présence de systèmes de gestion de risque qui conditionne la confiance dans un système. Sans cela, certaines entreprises peuvent être tentées de créer leur propre certification. » Le guide ISO 65 (ou norme EN 45011 en droit européen) existe depuis la Seconde guerre mondiale. Au départ, elle était un système de gestion de la qualité. Elle servait à s’assurer que dans les procédés industriels, les phases de production d’un produit donné sont toujours identiques. Elle s’applique aujourd’hui aux différents laboratoires de tests de conformité. Dans les dernières décennies, elle a aussi guidé le fonctionnement des grands organismes de certification de l’agriculture biologique. En Allemagne, où se trouve le siège de FLO-Cert, son application est notamment attestée par DAP, un organisme semi-public comparable au Cofrac en France. Dès sa naissance fin 2003, FLO-Cert s’est organisée de manière à suivre les six critères internationaux du guide ISO 65 (voir encadré). Ce travail d’ajustement vient d’aboutir avec la mise en place d’un nouveau système de certification, permettant l’attribution officielle de l’agrément par DAP. C’est une première mondiale au service du développement humain. Aujourd’hui, DAP mesure l’étendue du travail accompli : « C’est l’un des systèmes de certification les plus complexes que nous ayons jamais accrédité, souligne l’organisme. C’est la première fois au monde qu’on accrédite un certificateur sur des critères socio-économiques, et a fortiori, la première fois au monde qu’on accrédite un système qui combine le développement socio-économique et la certification de produits. » Selon la pratique en vigueur, cette grande première doit servir d’exemple : toute accréditation future d’un autre certificateur de ce type sera réalisée à l’aune de celle-ci.
Les six principes d’ISO 65 Pour obtenir l’agrément, FLO-Cert a apporté des garanties concrètes et évaluables sur six points essentiels. 1. Égalité de traitement : toutes les organisations de producteurs et les acteurs économiques peuvent être candidates à la certification sous les mêmes conditions pour un seul système de certification. Il n’existe pas d’exceptions arbitraires. 2. Fiabilité: il existe un système de gestion des risques. Il n’y a pas de certification sans conformité complète à chaque étape. 3. Transparence : les règles sont précises et systématiquement publiées (www.flo-cert.net). 4. Amélioration continue : existence d’un système de gestion de la qualité. 5. Indépendance : présence d’un conseil d’administration et d’un comité de certification autonomes. 6. Confiance : des audits externes sont conduits pour s’assurer que tous ces principes sont respectés.
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