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Société Générale : Le consortium blockchain est conçu sur un « principe d'égalité »

  • mercredi 18 janvier 2017 11:50
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Sept banques internationales s'allient sur la blockchain dans le secteur du commerce international. Analyse et explications avec Anne-Claire Gorge, responsable mondiale des produits du commerce international, Société Générale.

Comment est né ce projet de consortium international sur la blockchain ?
Ce projet est né dans la continuité d’une réflexion portée par Société Générale depuis plusieurs mois sur la numérisation des opérations de commerce international. Ainsi, cette activité est aujourd’hui portée par le crédit documentaire et est donc très consommatrice de papier. D’où une réflexion pour numériser cet aspect pour accélérer son traitement et viser un meilleur prix. Néanmoins, le processus prend du temps, notamment en raison des questions à résoudre en particulier sur la validité juridique des documents électroniques. C’est pourquoi, en parallèle de ces travaux, nous avons exploré les possibilités en matière « d’open account » avec l’idée de créer une plate-forme d’échange. Nous avons choisi la proposition de KBC qui avait mené un « proof of concept » dans ce domaine, d’autant que certaines autres banques membres du consortium sont des partenaires avec qui nous avions déjà échangé sur ce sujet.

Comment s’intègre-t-il aux travaux existants aussi bien à l’échelle nationale et internationale, à l’image de R3 ?
Il convient de rappeler, en préambule, que plusieurs autres banques membres de ce consortium font partie de R3, ce qui prouve que les démarches sont parallèles. Ainsi, notre projet repose sur un spectre plus restreint et donc plus agile que le consortium R3, qui regroupe environ 70 banques ! De plus, notre objectif n’est pas de mener des travaux mais de constituer une réelle offre avec un objectif commercial identifié. Nous avons la volonté de passer de la théorie à la pratique. Si nous comparons cette initiative aux démarches individuelles, nous pouvons affirmer qu’il est primordial, dans la constitution d’une offre axée sur le commerce international, de réunir différentes banques de plusieurs pays pour accompagner les entreprises commerçant à l’international.

Quel est le rôle de Société Générale dans le dispositif ?
Le consortium a été conçu sur un principe d’égalité sans tenir compte des spécificités des uns et des autres. Il s’agit d’un partenariat en toute transparence et égalité. Chacun apporte ses experts. C’est un réel projet collaboratif reposant sur la proximité des équipes et une bonne dynamique.

Comment évolue votre stratégie dans le domaine de la blockchain ?
Côté commerce international, parallèlement à R3, nous sommes essentiellement concentrés sur ce projet avec bien évidemment une veille sur l’évolution de cette innovation. Il convient néanmoins de préciser qu’à l’échelle groupe, Société Générale, qui est encouragée à l’autonomie dans ce domaine, mène plusieurs initiatives à différent niveaux qu’il s’agisse des commodities, des titres, des paiements, ou encore des opérations de marché...

Quelles sont les priorités du consortium en 2017 ?
La priorité est de construire la plate-forme qui permettra d’offrir à nos clients le service visé. L’objectif repose sur un lancement d’un premier niveau d’offre à fin 2017, ce qui est relativement ambitieux pour une technologie qui n’est pas encore mature mais nous croyons que c’est réaliste. . Nous ciblons une clientèle large de PME et ETI commerçant à l’international, dans un premier temps sur le marché européen couvert à 70% par le consortium, puis sur une zone géographique plus large.
 

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