Des Palestiniennes israéliennes en quête de maternité pour enfanter d’un garçon en Cisjordanie 

Les établissements de santé gynécologiques à Naplouse en Cisjordanie accueillent un nouveau type de business juteux en proie à l’absence de garçon dans certaines familles de le société israélo palestinienne.

Les familles qui comptent uniquement des filles semblent en mal-être et doivent dans le cadre de la descendance avoir un fils pour perpétuer le nom de famille ainsi que la tradition laborale. Un fait qui concerne autant les juifs que les musulmans en Israël.

L’État Hébreu autorise sous stricte contrôle cette pratique encadrée pour les mères de famille ayant quatre filles et aucun garçon.

Le poids de la tradition au cœur des deux religions est tels que les Israéliennes de confession musulmane n’hésitent plus à traverser la frontière pour tenter de concevoir un enfant. Une intervention chère et risquée non sans conséquence qui peut coûter entre 2400 et 5000 euros tout en risquant de faire une fausse couche.

Influencer le sexe de son bébé par fécondation in vitro : un choix assumé

C’est dans la ville de Naplouse que ce business juteux a vu le jour au sein de la clinique Dilma. Cette pratique sous haute surveillance qui du côté palestinien semble être moins encadrée qu’ailleurs et sur laquelle les autorités locales semblent baisser les yeux. Avoir un garçon est le gage pour certaines familles de mieux assurer leurs arrières sur le plan économique.

L’opération consiste donc à suivre un traitement médicamenteux suivi d’un prélèvement d’ovocytes. La pratique consiste donc à procéder à un transfert d’embryon pour ensuite procéder à une fécondation in vitro. Une pratique non sans risque pour la maman et le futur nouveau-né.

Une intervention sous très haut risque

Du côté israélien, les autorités connaissent les risques réels du protocole au fur et au mesure que la grossesse débute. Les effets indésirables sur la santé de la maman sont réels mais surtout pour le nouveau-né qui peut développer des handicaps à vie tels que la surdité ou des problèmes de développement cérébral.

Des deux côtés de la frontière, beaucoup de professionnels de la santé s’offusquent de ces pratiques qu’ils qualifient de charlatanesque découlant plus de l’appât du gain que de la volonté de faire progresser la médecine. Faisant pression sur le ministère palestinien de la santé, ce dernier prétend qu’il tentera d’encadrer mieux l’activité.

La fécondation in vitro basée sur le sexe de l’enfant cause des soucis sur le territoire palestinien dans le cadre des conventions internationales. Concernant la transplantation d’embryon, le nombre maximum est autorisé à deux à la fois quand les cliniques palestiniennes peuvent aller jusqu’à 3 voir 5 pour augmenter les chances de réussite.

Un risque pour la santé de l’enfant confrontant aussi les mères à des naissances multiples dans certains cas.

Les réseaux sociaux ont d’ailleurs dans le cadre de ses interventions une très grande influence sur les mères désireuses d’enfanter un garçon. Les cliniques jouent sur les chiffres en annonçant sur leur compte Facebook que le taux de réussite pour l’embryonnage frôle les 100%.

Cependant, elle cache que les chances d’enfanter à terme sont beaucoup moindre en n’oubliant de mentionner les cas de fausse couche ou de naissance prématurée.

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