Gestion des crises climatiques, comment cela fonctionne ?

Les risques climatiques sont gérés au niveau mondial par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement); la fréquence, l’ampleur et la durée des conditions climatiques évoluent, aussi il est convenu mondialement de lutter contre tous ces effets défavorables en les inscrivant dans une vision de développement à long terme.

Comment fonctionne la gestion de crises climatiques

La pandémie de Covid-19 nous aura au moins appris que les incidents et les crises peuvent toucher n’importe quelle communauté et organisation, et ce, à tout moment.
Alors que les maladies infectieuses peuvent représenter une forme de crise, il pourrait tout aussi bien s’agir d’événements climatiques extrêmes et plus courants comme un ouragan, un blizzard, d’une inondation ou tout simplement du mauvais temps qui peut profondément déstabiliser les activités ou l’existence même d’une organisation.

Pour une organisation (école, université, hôpital, entreprise, état, collectivité territoriale…), une crise fait référence à tout événement qui survient soudainement et qui cause des problèmes majeurs. Par ailleurs, elle peut être tellement déstabilisante que souvent fait perdre à cette organisation ses repères. Dans tous les cas, les crises exigent que des décisions avisées soient prises rapidement pour limiter les dommages et les pertes qu’elles peuvent occasionner.

La gestion de crise quant à elle est une méthodologie d’action que les organisations appliquent pour faire face aux crises. Pour chaque type et nature de crise, il existe une méthodologie bien précise de gestion. Mais dans cet article, nous allons essentiellement parler de la gestion de crises climatiques comment cela fonctionne. Découvrons.

Définition de la gestion de crises climatiques

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Les évènements climatiques particulièrement dangereux qui peuvent plonger les organisations dans une situation de crise sont nombreux. Déjà cités plus haut, on pense notamment aux cyclones, aux ouragans, aux blizzards, aux inondations, aux tornades, mais également aux périodes de sécheresse, aux vagues de chaleur, aux vagues de froid, aux vagues d’orage et bien d’autres encore.
Ces évènements climatiques perturbent les communautés et peuvent également avoir de lourdes conséquences sur les personnes, les biens, les économies et l’environnement. Voilà pourquoi les organisations doivent savoir anticiper leur apparition et prendre à l’avance des mesures permettant de leur faire face de la manière la plus efficace.
Pour une organisation, la gestion de crises, quant elle, est un processus de préparation et de réponse efficaces aux évènements climatiques majeurs qui menacent de la nuire ou encore de nuire ses activités et à ses parties prenantes. Il s’agit d’organiser stratégiquement les ressources pour atténuer les dommages causés par les évènements climatiques. Cela implique également une approche systématique de la gestion des responsabilités en matière de prévention des catastrophes, de préparation, d’intervention et de rétablissement.
L’étude de la gestion des crises trouve son origine dans les grandes catastrophes industrielles et environnementales des années 1980. Aujourd’hui, elle est devenue une norme de gestion imposée aux organisations par des organismes internationaux de normalisation comme l’ISO par exemple.

Des chiffres qui donnent le tournis.

Au cours de la dernière décennie, un peu plus de 3.800 catastrophes ont tué plus de 780 000 personnes et en ont touché plus de 2 milliards d’autres, pour un coût légèrement supérieur à  960 milliards USD.

  • Après les séismes, ce sont les tempêtes (22 % de pertes humaines) et les températures extrêmes (11 % de pertes humaines, quel drame ! ) qui ont été les catastrophes les plus meurtrières de la toute dernière décennie.
    Les catastrophes les plus meurtrières des années 2000 sont le cyclone Nargis de 2008, avec ses vents supérieurs à 200 kms/heure, qui a tué un peu plus de 138.000 personnes au Myanmar, et la canicule de 2003 en Europe, qui a fait légèrement plus de 72.000 victimes.

Mais nous citerons pour mémoire la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’histoire, de notre ère moderne, selon les experts, c’est probablement celle-ci. En juillet et août 1931, le fleuve Yangtsé a submergé ses berges suite à la fonte printanière mêlée à de fortes pluies. Les estimations du nombre total de morts varient, mais elles sont considérables.

Gestion des crises climatiques – un processus en 3 étapes

Lorsqu’il est correctement mis en œuvre, le processus de gestion de crise climatique qui va suivre va vous permettre d’atténuer grandement l’impact d’un événement climatique négatif sur votre organisation. Mieux encore, certains évènements pourtant dangereux ne seront jamais vécus comme une crise.
Le processus en question comporte 3 étapes clés :

  • Phase d’atténuation

L’atténuation consiste à prendre les mesures nécessaires pour minimiser les dégâts possibles en cas de catastrophe climatique. Il peut s’agir de mesures dites structurelles qui consistent à renforcer les bâtiments ou modifier leurs caractéristiques physiques. Pour les établissements scolaires qui doivent nourrir des milliers d’élèves par exemple, cela peut aussi consister à faire des provisions suffisantes pour anticiper les pénuries ou encore les limitations dans les déplacements.
Au cours de cette phase, de solides compétences analytiques de la part du gestionnaire de crise aident à identifier les menaces potentielles, les dangers ainsi que les zones et les activités à haut risque…
Les capacités de résolution de problèmes sont également inestimables pour identifier les meilleurs moyens d’éviter ou de réduire la probabilité d’apparition d’événements catastrophiques.

  • Phase de préparation

Après avoir identifié tous les dangers climatiques et météorologiques que peuvent menacer votre organisation, vous pouvez procéder à la mise en œuvre des mesures permettant une meilleure préparation aux crises, comme se former à ce qui doit se faire en cas de crise par exemple, évaluer les mesures correctives qui vont être exécutées en cas de crise ou encore tester les compétences de chacun à réagir en cas de crise.
La phase de préparation inclut également :

  • La mise en place de système permettant le suivi de la situation météorologique/climatique et prévoir son évolution ;
  • La mise en place d’un système de communication qui reste opérationnel même en cas de crise grave ;
  • Mise en place d’un plan d’intervention d’urgence coordonnant les actions de chacun en cas de crise ;
  • Conception d’un plan d’évacuation ;
  • La mise en place d’un système d’alerte permettant de prévenir toutes les personnes concernées par la crise ;
  • Les exercices/entraînement en vue de cas d’urgence ;
  • Les inventaires des ressources ;
  • Le test de manière régulière des systèmes d’alerte ;
  • Établissement des politiques, normes d’intervention en cas d’urgence, des dispositions organisationnelles et des plans d’opération à suivre par des travailleurs d’urgence et d’autres entités d’intervention suite à un incident climatique et météorologique.
  • La création d’une cellule de crise ;
  • Développement des plans de gestion de crise ;
  • Développement des plans d’intervention d’urgence.

NB : L’alerte désigne les informations qui concernent la nature du danger imminent. Il est très important de diffuser les alertes à tous ceux dans l’organisation qui sont concernés par la crise, mais également aux institutions et à la population en général dans les zones soumises aux risques immédiats si c’est nécessaire.

  • Phase de réponse

La réponse est ce qui se passe pendant et après la catastrophe. Il s’agit de mettre en œuvre les actions et la procédure permettant de réduire les dégâts occasionner par une crise déjà établies dans les fameux plans de gestion de crise, conçus à l’avance lors de l’étape de préparation.
Même si les tâches qui incombent à chacun pour faire face à la crise est bien détaillé dans le plan de gestion, idéalement, le responsable de la gestion de crise doit toujours trouver le moyen de coordonner les actions de chacun pour une meilleure efficacité. Généralement, cela nécessite l’utilisation d’un outil de gestion de crise qui facilite la communication et la répartition et le suivi des tâches.
La capacité à prendre rapidement des décisions est cruciale ici, car l’étape de réponse est sensible au temps. Une autre compétence précieuse consiste à déléguer des tâches essentielles à d’autres intervenants d’urgence.

Conclusion sur la gestion des risques climatiques

Certains continents souffrent plus que d’autres de telles situations, c’est notamment le cas de l’Asie, avec l’inde et ses paysans en grande difficulté. L’Asie – Pacifique, reste et de loin, la plus exposée et le réchauffement des températures entraîne l’expansion thermique de l’eau, la fonte des glaciers et la disparition des calottes glaciaires, les drames ne sont pas terminés.

On estime qu’au Bangladesh, une montée des eaux de 2 mètres pourrait forcer 180 millions de personnes à fuir, et l’Indonésie prévoit déjà d’évacuer sa capitale Jakarta vers l’ile de Bornéo, afin de protéger ses habitants, des très graves inondations qui sont annoncées pour un jour ou un autre. Les inondations seront là, un jour, mais il est impossible de dire quand.

C’est entre autres pour toutes ces raisons, qu’il convient de ralentir les effets sur le climat au niveau mondial, et c’est dommage, que beaucoup de personnes ne le voient pas ainsi. La planète se meurt, mais comme dirait Jacques Chirac, nous tournons là tête pour ne pas voir.

Antonio Rodriguez, Editeur et Directeur de Clever Technologies

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