Marketing, conseils pour une gestion de crise paysanne efficace

La loi Egalim, qui fut promulguée en 2018, fit suite aux états généraux de 2017, était faite pour équilibrer les relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, Mais le monde paysan continue toujours de souffrir, et le prix des produits ne cesse d’augmenter sans que les paysans puissent en profiter.

Gestion de crise paysanne efficace

Marketing, conseils pour une gestion de crise paysanne efficace, dans la majorité des cas, la gestion des crises paysannes relève de la responsabilité des maries, même si la police peut intervenir s’il y a des dérapages, mais en règle générale, toutes les organisations paysannes innovent, pour mieux se positionner dans les chaines de valeurs agricoles

Marginalisé durant très longtemps, dans les stratégies de développement, le rôle des agricultures paysannes dans tous les continents, s’avère non seulement nécessaire, mais primordiale, pour lutter contre la faim, contre la détérioration des écosystèmes, et dans la nécessite de faire évoluer l’actuel dérangement climatique, et ce peu importe le continent.

Hélas pour eux, le sort des petits paysans ou petits producteurs reste très compromis, à l’heure où s’exercent de nouvelles pressions sur leurs terres, et nous ne parlons pas seulement de guerres locales, ou des guerres ethniques, il y aura une réelle nécessité d’obtenir ce que nous appellerons une cohabitation heureuse, entre “l’agrobuiseness” et les agricultures paysannes.
La crise alimentaire de 2007-2008, plus que toute autre  a jeté une lumière crue sur les aberrations et les paradoxes du modèle de développement agricole, et l’Europe est loin d’en être exempte.  Dans un contexte marqué par de fortes pressions sur la terre et les ressources naturelles, une envolée brusque mais non moins prévisible des prix aura suffi pour plonger près de 125 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté et 75 millions d’entre elles dans la sous-alimentation; Il est plus que temps d’agir.
En Europe, et surtout en France, la plupart des maries sont conscientes du danger réel que peuvent représenter les conflits et manifestations en milieu rural. Malheureusement, dans de nombreux cas, les mesures qu’elles prennent pour protéger les habitants, les infrastructures et la disponibilité des services essentiels sur la commune contre les éventuels dérapages de ces conflits sont soient inefficaces soient insuffisantes.
La réponse aux incidents liés aux grèves et manifestations paysannes nécessite de la part des gestionnaires de crise de la mairie d’être compétents dans de nombreux domaines comme la gestion des risques, de gestion des incidents ou encore la négociation. Enfin, elle exige aussi la maitrise de solutions logicielles qui aident dans la communication aussi bien avec les manifestants que les administrés.

Acquérir de nouvelles compétences, une nécessité largement comprise par tous.

Mais cela ne suffit pas, ou ne suffit plus, car il leur faut d’autres compétences qui finissent par devenir vitales, c’est notamment le cas, dans les organisations autour des petits paysans :

  • Compétences de gestion organisationnelle

Pour mieux planifier, et gérer leur travail au quotidien, c’est une approche novatrice, mais qui commence à produire des résultats intéressants, selon les régions.

  • Compétences de gestion financières, et fiscales

Apprendre à mieux gérer, s’organiser pour économiser de l’argent, investir à bon escient, gérer et tenir leurs comptes financiers comme de vrais professionnels bancaires.

  • Compétences de Marketing et d’adaptation de marché

Il ne suffit plus de produire, mais de produire au bon moment, en évitant le surnombre,  pour que les clients achètent au coût réel, et pour trouver de nouveaux débouchés, ou de nouveaux marchés. Mieux communiquer, fait aussi partie des nouvelles exigences.

  • Compétences en Ressources Naturelles

La nécessité de produire de manière équilibrée et durable, leur impose une fine gestion des engrais, des cultures sur les terres, et surtout une fine et meilleure gestion de l’eau (puits, réserves, étangs et similaires etc etc).

  • Compétences en Innovation

Constamment, ils doivent imaginer et proposer de faire autrement, il convient d’être plus productif, plus efficace, et le tout en tentant d’être plus rentable, d’où la nécessité d’investir au plus juste.
Tous les experts le clament à longueur de journée, le monde rural et paysan,  doit constamment se réinventer, sous peine de mourir tout simplement, et l’acquisition de nouvelles compétences est une nécessité vitale pour tous.Volontairement nous n’entrerons que très peu, dans le processus de calcul des prix, car ce n’est pas l’objet du présent article.
Dans cet article, on vous donnera quelques conseils pour une gestion de crise paysanne efficace. Mais d’abord, une crise paysanne, qu’est-ce que c’est ?

Une crise paysanne, c’est quoi ?

Une crise paysanne est l’expression d’un profond malaise social et politique dans les milieux ruraux. Essentiellement, elle implique les agriculteurs et se manifeste par des grèves, des manifestations et des rassemblements sur la voie publique organisées en diverses périodes par le syndicalisme agricole ou des associations qui défendent le droit des agriculteurs avec des objectifs bien précis, mais qui peuvent varier.
En Bretagne par exemple, le 12 février dernier, réunis à l’appel de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA), des agriculteurs ont manifesté autour des grandes surfaces de cette commune pour obtenir une revalorisation du prix d’achat de leur production par les industriels de l’agroalimentaire.
En février 2021, une impressionnante manifestation des agriculteurs a eu lieu à Limoges pour protester contre le non-respect de la loi EGalim, une loi visant à rétablir l’équilibre des relations commerciales producteurs-grande distribution, de la grande distribution.

Pourtant cette loi, promulguée le 30 Octobre 2018, visait au départ le respect  pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, mais la réalité est toute autre, à qui la faute, nous ne l’écrirons pas.

Si de manière générale, les manifestations des agriculteurs sont pacifiques, elles peuvent néanmoins causer des paniques, gêner la circulation, empêcher certains établissements d’ouvrir (centres commerciaux, entreprises, ateliers, usines, maries…), créer des pénuries dans le cas où la manifestation se traduit par l’arrêt de production ou de commercialisation de la part des agriculteurs ou dans certains cas faire des blessés.
Pour ces quelques raisons, les crises paysannes doivent être prises très au sérieux et gérer de la bonne manière pour éviter ou limiter les dégâts et les dommages collatéraux qu’elles peuvent occasionner.

Les incidents et problèmes dans les milieux ruraux pouvant aboutir à des crises

Comme évoqué plus haut, les causes des crises paysannes sont nombreuses. Souvent, les baisses ou l’instabilité des prix des produits agricoles tels que les légumes, le lait, la viande ou encore l’augmentation des prix des aliments pour les bétails en sont la cause. Régulièrement, les agriculteurs accusent aussi les supermarchés de tirer les prix à la baisse et organisent des manifestations en signe de protestation.
En France, les agriculteurs manifestent souvent aussi contre les taxes sur le chiffre d’affaires des exploitants agricoles trop élevées ou encore contre « l’agri-bashing ». L’agri-bashing, à titre d’information, désigne la critique du mode de production agricole intensif, et renvoie à un présupposé dénigrement systématique du secteur agricole. Il se manifeste par la multiplication des arrêtés anti-pesticides et des intrusions dans les élevages, ce qui perturbe beaucoup le travail et la vie des agriculteurs.
Des face-à-face tendus entre exploitants agricoles et grandes entreprises ont régulièrement lieu pour l’accès à l’eau agricole. Les agriculteurs reprochent souvent aux grandes usines de drainer toutes les réserves d’eau de la région ou bien dans certains cas de les polluer.
Pour finir, l’insécurité, la divagation des animaux ainsi que les problèmes fonciers figurent aussi parmi les causes premières des crises paysannes.

Modèle efficace,  (gestion de crise) à adopter pour gérer les crises paysannes

La gestion de crise est la manière dont une organisation, la marie dans notre cas, réagit aux difficultés et aux problèmes auxquels elle fait face. Elle détermine l’impact de la crise sur l’organisation et a pour objectif de limiter les conséquences négatives de celle-ci, voire de l’empêcher de se produire si bien sûr c’est encore possible.
Il existe de nombreux modèles de gestion de crise, qu’il convient de suivre pour une gestion efficace des crises. Celui le plus utilisé, et qui devient une référence,  pour les organisations est le modèle mis en place  (vers la fin des années 1990), par les théoriciens de l’organisation Alfonso Gonzalez-Herro et Cornélius Pratt.
Il s’agit d’un modèle en trois étapes, qui sont le diagnostic de crise, la planification des actions de traitement de cirse et enfin l’apprentissage mise en œuvre des changements.

  • Diagnostic de crise :

La première étape consiste à détecter les premiers indicateurs de crise. Il appartient aux gestionnaires de crise de la marie sentir les signaux d’alarme d’une crise ou bien de mettre en place des systèmes pouvant détecter ces signaux d’alarme.
Pour cela, ils doivent être en contact permanent avec leurs administrés ou du moins savoir les écouter.

  • Planification des actions à mettre en oeuvre :

Dès que les prémices d’une nouvelle crise sont détectées, l’équipe de gestion de crise doit passer sans perdre de temps à l’action pour tenter de résoudre le problème ou du moins de prendre des mesures pour limiter les dégâts que la crise va occasionner. Lors de cette étape, il est essentiel de prendre des décisions rapides, car la situation peut évoluer et dégénérer rapidement.

  • Apprentissage et changement :

Une fois la crise terminée, toutes les parties prenantes concernées par la crise et la gestion de crise examinent l’effort de gestion de crise fourni et en tirent des leçons pour un fonctionnement plus efficace à l’avenir.

Se doter d’un logiciel de gestion des manifestations

Pour gérer efficacement les crises, il est aussi conseillé aux municipalités de se doter de logiciels collaboratifs de gestion des manifestations et des activités. Loin d’être nouveaux, car certaines municipalités les utilisent déjà depuis plusieurs années, ces outils permettent d’avoir une vision claire des associations et des rôles de chacun. Ils offrent aussi la possibilité de pouvoir communiquer plus efficacement les associations, et surtout vis à vis de l’extérieur.
À part cela, les outils de gestion des manifestations facilitent aussi la mise à disposition des ressources de la commune comme les salles, les moyens matériels et humains.
Leurs fonctionnalités incluent également l’encadrement des manifestations et les contrôles règlementaires avec le déclenchement d’intervention et d’opérations si besoin étant donné qu’ils intègrent déjà le numéro de la police et des secours.

Conclusion

Tous les articles quels qu’ils soient doivent trouver un point final, ce n’est jamais aisé, mais il faut le faire, nous estimons qu’une des meilleures dispositions serait d’obliger les Mairies et les Collectivités Territoriales à disposer d’un système d’alerte digne de ce nom, ainsi elles seraient toujours prêtes pour faire face à des situations inhabituelles et non programmées.
Les crises, sont suffisamment importantes et variées pour utiliser de tels mécanismes, que les Mairies et Autres Autorités pourraient utiliser en cas de Risques Météorologiques, Risques Sanitaires, Risques Caniculaires (incendies, Chaleurs), ou bien dans tous les autres cas nécessaires (manifestations qui dérapent, enlèvements ou similaires).
Tout comme pour les plans blancs ou similaires, que les organisations médicales (hôpitaux, cliniques etc),  doivent gérer, il serait possible de disposer en Mairie ou ailleurs, d’un vrai plan de gestion de crise, avec les listes des personnes à contacter, les responsabilités détaillées des uns et des autres, ainsi que toutes les mesures nécessaires dans un tel cas, avec pour but final, d’éviter que les crises ne dérapent pas.
Auteur Antonio Rodriguez, Editeur et Directeur de Clever Technologies
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