Le Brésil : 1er pays utilisateur de cryptomonnaie au Monde

La fièvre du Bitcoin est-elle en train d’envahir le continent latino-américain. Pour rappel, la fin d’année 2019 a commencé par l’ouverture d’un distributeur automatique en Uruguay puis le mois dernier par la légalisation de la monnaie au Sa17lvador.
Le premier pays lusophone au monde qui pèse lourd par sa population est le premier détenteur de cryptomonnaie au monde. Cet intérêt grandissant pour les actifs numériques est majeur pour l’Etat.
Il prêterait à se frotter les mains pour avantager l’achat de certains biens comme l’immobilier et l’automobile dont a besoin le géant d’Amérique latine pour stimuler son économie.

Un projet de loi à Brasilia pour réguler l’activité des cryptomonnaies dans le pays

Pays du métissage dans le monde ouvert sur beaucoup de cultures, le Brésil n’est pas un pays si conservateur. Son modernisme criant pousse les députés à repenser l’économie en fonction de l’actualité économique numérique. La cryptomonnaie qui fait valser les marchés est donc dans le collimateur de la Chambre des Députés.
La volonté du gouvernement ne consiste pas à contrôler mais surtout à savoir ce que les Brésiliens font de leur actifs numériques et comment il les investissent. Cette façon de tracer les transactions est tout à fait naturelle. A terme, elle permettrait d’analyser dans quels pans de l’économie s’immiscent les cryptomonnaies pour ainsi favoriser leurs usages et que l’Etat puisse élargir le champ tout en pouvant prélever des taxes.
Et c’est particulièrement l’usage du Bitcoin qui se répand comme traînée de poudre dans le continent qui intéresse de près. Le petit voisin uruguayen avait déjà flairé le terrain il y a 6 mois par son distributeur à Punta Del Este propice à l’achat de propriété par les brésiliens et argentins venant en vacances dans le « País Amigo » comme on le surnomme.

Reconnaître légalement le Bitcoin, c’est le rendre moins volatile pour le gouvernement Brésilien

Pour le FMI, les tentatives de hold-up des États pour harmoniser le Bitcoin dans leurs législations est très mal perçu. Justement, la cryptomonnaie fait peur quant à sa faciliter à monter et descendre comme une montagne russe.
Désorganisant l’économie car non encadrées, les cryptomonnaies contrôlées par les États seraient peut-être le moyen d’immiscer les banques à leur tour qui sont à l’heure actuelle hors de contrôle du système du Blockchain.
Avoir un peu plus la main mise sur la valeur des actifs permettrait de redonner un second souffle au système bancaire qui manque d’air tout en essayant de mieux encadrer les risques en développant le système de l’assurance au cœur des cryptomonnaies.

Parmi les trois souhaits chers au gouvernement brésilien, le Bitcoin serait bénéfique pour :

  • Trouver le moyen de taxer des actifs numériques
  • Lutter contre la cybercriminalité et identifier les voleurs de cryptomonnaies
  • Ouvrir de nouveau marché pour l’usage et la dépense du Bitcoin.

Un pari pas facile à mettre en place mais qu’énormément de pays ont l’ambition de surmonter en ce moment. L’actualité du mois d’avril 2022 est particulièrement riches en « news » et rebondissements. La quantité de Bitcoin détenue par les Brésiliens met donc forcément la puce à l’oreille de l’Etat.
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